jeudi 17 décembre 2009

Bien le bonjour mes AmiEs !!!!!!

Tout d’abord merci pour ces commentaires qui me touche vraiment le cœur et qui me le réchauffe quand je me sens un peu loin de vous, car mine de rien j’ai beau travailler le détachement tout au long de ma vie il y a des sensations qui me rattrape comme celle de vous serrez dans mes bras et plus instinctivement vous humez tel un animal pour partager et me remplir de ce parfum que l’on dégage quand on aime ….

« La TRAVERSEE » … j’ai divisé cette étape de ma vie en plusieurs chapitres pour vous la retranscrire le plus justement possible et le plus proche de ma réalité.

Mais attention c’est un pavé de mots pèle- mêle qui s’organisent pour vous rendre cette lecture le plus agréable possible et laisser votre imaginaire faire le reste.Et pour les photos elles vont venir quand j'arriverais a utiliser ce blog...

Dans ce récit vous allez pénétrer dans mon intime errance et dans tout ce qui ce passe dans mon cœur et mon corps retranscrit par mon esprit qui par un travail perpétuel essayent de se réunir …

Cette traversée ma enseigné !!

Tel une feuille, je vogue sur mon propre océan intérieur,( en comprenant que nous somme composé de 90% d’eau et que l’eau a sa propre mémoire) je navigue dans ces mémoires, sans pour autant me plonger dans le passée mais bien dans l’instant. J’enlève des couches que j’avais précosieusement mis pour voiler mes peurs … (de la séparation, celle de la honte ainsi que celle de l’abandon et bien d’autre que l’on nourri jours après jours). Je leur porte donc une attention particulière en y plaçant ma vérité dessus ce qui les met a nues, cela a pour effet de ne plus les fuir et part ma volonté d’évoluer je les accepte et les travaille car la vie met toujours en situation les choses pour qu’ont les travaillent qu’on le veuille ou non !!!!

Quand j’était a Las Palmas, lors d’une discussion avec Arnaud et Julien, je leur fit part d’une chose qui est la suivante, « Je suis bien content d’avoir trouvé un bateau pour la traversée et de plus en passant quelques heures avec Philippe je ressentait notre relation à 90% positive » si je peux m’exprimer ainsi. Julien me répondit instinctivement que cela signifiait 70%, ce qui a ma grande surprise était une réalité qui dévoilait une peur masquée par de l’optimisme car d’un sens je sentais que c’était juste de traversée avec Philippe pour dépasser certaines choses, mais dans un autre sens j’avais le cul entre trois chaises. Je m’explique…

La 1ère chaise, fut en quelques sorte les paroles de Maël qui disait qu’il fallait mieux laisser passer une occasion si on la sentait moyennement car cela risquerait de gâcher la traversée…

La 2ème chaise, était que ce voyage est initiatique et qu’étant donné que je me sois mit mine de rien une limite dans le temps, j’accepterais à juste mesure et selon mon ressentit les premières occasions qui se présenterait a moi…

La «3ème chaise, est que bien souvent je suis dur avec moi-même dans mes expériences et que la douceur peut aussi faire partit du voyage ainsi que dans ma vie…

Voila, de plus tous cela était alimenté d’une peur, car tous les jours de nouveaux bateaux stoppeur arrivaient aux pontons pour la même destination et qu’au bout d’une semaine le nombre était assez conséquent. Mais cette semaine a bort de « JIMINY CRYCKET » (quel nom de circonstance ?....) le catamaran que convoyait Arno et Stan et tous ces gens que j’ai rencontré au port fit que ces peurs et questionnements ce transformèrent en force et volonté de traversée avec Philippe comme fut ma première intuition, et de continuer à découvrir la panoplie incommensurable de situations que comportent les relations humaines et d’enrichir ma capacité d’adaptation et de positionnement face a elles…. Ce qui pour moi est intéressent de vivre des moments approfondis avec des gens qui viennent d’autres horizons par leurs mode de vie et leur façon de la pensée est que les « critères »souvent intransigeants que l’on met souvent sous forme d’étiquettes au gens que l’on aime et ou que l’on fréquente sont brisés sous forme de « nouvelle expérience » et nous donne le choix d’être plus ou pas d’ailleurs, léger face a des situations qui sortent vraiment de notre ordinaire…..

Cette traversée se présente a moi sous forme de chapitre au nombre de 5 et divers sous chapitres.

LA RENCONTRE

1) Avec le monde des marins

2) Avec l’équipage

3) Avec l’OCEAN

4) Avec soi même dans ces 3 catégories

LES PREMIERS JOURS EN MER

1) La théorie mise en pratique

2) L’émerveillement et l’insouciance

3) La séparation et l’union

LA PREMIERE ESCALE

1) Les premiers pas

2) Les rencontres

3) Le départ

LA TRAVERSEE

1) L’ambiance

2) Les activités à bord

L’ARRIVEE

1) Les sensations

2) les moments forts

LA RENCONTRE

1) Avec le monde des marins…

Pour ma part le monde des marins est celui du rêve ainsi que de la dureté sous forme de challenge, celui des découvertes autant sur le plan matériel que spirituel, celui des bars aux milles alcools, des femmes sous deux point de vue (celui des femmes marin et celui des femmes du marin), celui de la pêche, du baroudeur au voyageur, du travailleur au héros et celui du pirate. En gros, c’est un monde empreint de diversité et un monde a part entière, avec ses odeurs, ses couleurs, ses histoires qui souvent déclenchent chez la femme ou l’homme qui se fait prendre par la mer, une irréversible passion…

2) Avec l’équipage

Cette rencontre fut d’un autre genre, celle de l’ordre d’une rencontre humaine avec toute sa diversité et ses différences.

La première fut celle de Philippe le capitaine du bateau « DORA », 37 ans, originaire de Nantes, vivant en Norvège avec sa femme et ses deux filles de 6 ans et 8 mois avec qui d’ailleurs il a commencé le voyage de Norvège aux Canaries et le poursuit de Guadeloupe. Il est assez cultivé, a pas mal voyagé, a pied et toute sorte de transport, féru de marche en montagne assez sportive, il était aussi fut un temps prof de plongée. Il a concrétisé sa passion de la voile en achetant donc un voilier de 12,50 m en métal sous le nom de série « rêve d’Antilles » et en voyageant quelque peu pendant une année sympathique avec sa famille avant donc de reprendre le travail en Norvège en tant que dockers pour une compagnie pétrolière… Pour ce qui est de mon point de vue sur son humeur et comportement, il est personnel et surtout a dépasser car comme tout le monde on évolue donc je ne vous en ferais pas part, mais sachez que c’est grandissant de ce confronter au plus infimes reflets qu’une personne peut vous laisser voir de vous, tel un miroir sur une facette de votre personnalité ….

La deuxième rencontre fut celle de Patrice, 38 ans, célibataire, haut savoyard avec sous sa casquette plusieurs corde a son arc. Il est passé par prof de faculté, a journaliste sportif, a vendeur d’accastillage chez un Ship Chandler (marchand de produit pour la voile), en passant par l’écriture d’un livre qui traite la voile sur le Lac Léman, mis en vente par une maison d’édition, et pour finir charpentier avec une formation « compagnone ».Comme vous pouvez le constater, il est féru de voile, il pratique depuis l’âge de 20ans, il participe a des régates régulièrement sur le lac.

De manière général ils étaient assez ouvert et sympathique ………..

3) Avec l’océan

Ce fut pour cette part une rencontre magique, à aucunes communes mesures avec les autres. Cette rencontre fut intense les premier jours avec 4 voir 5 mètres de houle et beaucoup de vent puis modéré à paisible, même trop paisible pour Philippe et Patrice. J’ai rencontré sa couleur, son odeur, sa respiration, sa température et son tempérament ainsi que ses habitants, du Dauphin au Globy Céphale en passant par la dorade corifène, les bonites, sautant quand il y a de la chasse de plus gros poisson , ainsi que les poissons volant, volant au grés des chasses et pouvant parcourir des distances impressionnantes jusqu'à certaine fois atterrir sur le pont ou la voile du bateau qui est assez haute. Les oiseaux étaient de la partie environ 4 ou 5 espèces différentes qui sont de la famille des mouettes et des hirondelles de mer, tous aussi magnifiques que curieux. Puis vient le monde de la nuit en mer ou tout est resplendissant, de la nuit sans lune ou la mer se pare de sa robe étincelante et phosphorescente, le sillon du bateau laisse apparaître des milliers d’étoiles phosphorescente et effet-mer ainsi que des grosses gerbes luminescentes, qui passait de part et d’autre du bateau et qui éclairaient comme un flash bleuté de toute beauté, quand les dauphins passait de nuit et restait avec moi pour mes quarts. Cet Effet de phosphorescence est du au phosphoplancton qui remué par les vagues, les dauphins et autre habitant marin et les bateaux se met a scintiller selon la quantité de planton au même endroit et de la force qui les brasse. Quand le ciel est dégagé on a un panorama extraordinaire sur la voute céleste étoilée à 360° et quand la lune fait son apparition c’est un tableau tout a fait différent mais d’une beauté a couper le souffle, les nuage aussi ont leur charme sous toutes les coutures et quand la pluie vient a tomber, l’espoir est que l’on puisse avoir un petit rinçage a l’eau douce ainsi que le bateau… J’aime l’océan sous toutes ses formes, bien sur je n’ai pas connu de tempêtes, mais je pense que soit doit être un trait de son caractère qui doit nous faire drôlement grandir si l’on survie a elle. Mais si ce n’est pas le cas, je ressens que la dernière leçon doit être majestueuse en tous sens…

4) Mon positionnement face à ces rencontres

Dans celle des marins, je reste sous un charme partagé du fait que d’un coté il y a ces aventures a vous coupez le souffle et de l’autre il y a nos agissements. Dans cette aventure il y a celle de ceux qui le chevauche pour aller vers des horizons différents et ceux qui y travail…Et dans ceux qui y travaillent il y a plusieurs catégories qui pour certaines laissent à désirer pour ma part. Il y a les pêcheurs qui pour la plupart sont sans scrupule pour la faune et la flore aquatique (je m’y étendrais pas car il y a tant de chose a dire), il y a ceux qui font du transport de marchandises, comme depuis l’origine sauf qu’ils ont transformés les voiles en moteur et les caisses en bois en containers métalliques, qui d’ailleurs deviennent dangereux car il y a une dizaine de millier de container qui flottent en permanence dans les océans entre deux eaux avant de couler, car ils sont pas bien fixés… On peut continuer par les passeurs de lignes électriques qui quadrillent les océans pour rejoindre les continents entre eux, ainsi que les cartographes maritimes pour chercher le pétrole et répertorier le fond des océans en passant par ceux qui en font une vocation touristique et pour finir car il y en a tant d’autre les convoyeurs et skippers qui emmènent les bateaux de propriétaires aux quatre coins de la planète… Tout ça a permis de réaliser réellement et de voir, bien qu’une forte conscience de ça, que l’OCEAN est en proie a une réelle pollution et destruction massive et pour certaine activité cela reste passif mais pour la majorité cela est actif…

Avec l’équipage j’arrive à me sentir bien malgré quelque moment dur dans la communication avec Philippe ce qui me permet de méditer, me retrouver dans le silence bienfaiteur et de communiquer justement et non violement… En tout cas cette traversée est plus de l’ordre de la relation humaine que de celui de la navigation !!!

Et pour finir avec l’océan c’est une perpétuelle naissance, mort, renaissance, reconnaissance, et échange amoureux qui s’opère… c’est MAGIQUE

LES PREMIERS JOURS EN MER

1) Les théories misent en pratiques.

Lors de mon séjour a las palmas, j’eu plusieurs cours théorique a ma demande par Arno en grande partie ainsi que Stan et Sergio. Pour ainsi dire, ils ont étés mis en pratique assez rapidement et facilement car les conditions s’y prêtaient et qu’il n’y a pas énormément de chose à faire quand on est poussé par derrière et qu’il y a un bon nombre d’instruments électronique qui prennent le dessus sois disant sur l’homme tel des pilotes automatiques et un tas d’autre chose… Après il y a le code de navigation qui s’avère plus rigoureux, mais celui-ci s’applique en majorité dans les ports et sur les côtes, mais quand on est en pleine mer et que l’on croise un bateaux voir deux par semaine maximum c’est assez tranquille de ce coté la aussi. Donc ça me donne un gout de reviens ‘y car c’est génial…

2) L’insouciance et l’émerveillement.

C’est un émerveillement constant au contact de l’océan et une insouciance digne d’un enfant porté par sa mer; bien entendu je n’ai pas vécu de tempête je le répète mais quelque mauvais temps et une mère qui met son dentier en dents de scie… J’eu vraiment le sentiment d’être dans son ventre donc protégé en quelque sorte mais cela s’applique bien sur a de relativement bonnes conditions et sans aucun doute à mon insouciance naturelle d’enfant rêveur…

3) La séparation et l’union

Quand je parle de séparation et d’union c’est bien sur dualiste, mais je pense qu’il nous faut passer un minimum par là pour s’en détacher, si quand bien même on le veuille, « pour ma part je le veux ».

Je commencerais donc par la séparation. Elle est autant matérielle que spirituelle, elle prend part au moment ou l’on décide de quitter le plancher des vaches pour le plafond des poissons que ce soit pour travailler, voyager, ou faire une ballade...

Elle s’effectue au niveau physique par rapport à la stabilité que l’on peut avoir sur terre, elle est présente avec les personnes qui restent à terre, le confort, ( maintenant les plaisanciers aiment reproduire le confort de leurs maisons sur le bateaux, mais cela reste quand même une petite partie) mais aussi avec le temps, (les repères temporels ne sont plus les même car quand on doit faire les quarts de toute les quinze minutes à quatre heures toutes les huit heures et qu’en plus de ça s’ajoute le changement de fuseaux horaire nos perceptions temporelles ainsi que le corps met un moment à s’adapter) l’espace (qui considérablement réduit bien qu’ immensément grand), et l’espace temps… La vision est aussi bien différente car l’horizon est visible plus loin et sans aucun éléments pour perturber ça courbe parfaite, de même pour la voute céleste… On se sépare aussi de certaine peurs comme celle de la solitude, du manque affectif certes mais aussi de celui alimentaires (qui est comblé le plus souvent par un excès de nourriture et d’eau) , des bas fonds, des animaux marins, et des tempêtes quand on les traverse, « car les peurs existent jusqu’au moment ou survient l’inévitable après nous ne devons plus perdre notre énergie à cause d’elles » petit extrait de « la cinquième montagne » de Paulo Coelho qui rejoint parfaitement mon point de vue… et pour le fond un autre extrait du même livre; « Il n’y a pas de tragédies, il y à seulement l’inévitable. Tout à sa raison d’être : c’est à toi de distinguer ce qui est passager de ce qui est définitif. Qu’est-ce qui est passager ? L’inévitable. Et qu’est-ce qui est définitif ? Les leçons de l’inévitable. » Tout cela pour dire que quand on est sur terre ou en mer ou cela prend sens, alors qu’il n’y a rien qui diffère, l’inévitable reste inévitable, le tout est d’en apprendre la leçon…

L’Union… L’UNION avec le grand tout, de la particule d’eau de mer à celle de pluie, en passant par celle avec les nuages, le ciel, le soleil son levé, son couché et de même pour la lune, la nuit, les étoiles, le phosphoplancton, les êtres marins ; les oiseaux, les couleurs aux mille teintes, les odeurs aux mille parfums, les sons, les bruits, l’équipage formant une unité, le bateaux en lui-même et de plus en plus l’union de soi-même et le tout...

LA PREMIERE ESCALE.

1) Les premiers pas.

Tout d’abord cette escale n’était pas décidée au départ des Canaries mais Philippe décida de la faire par rapport au temps mis pour rejoindre la latitude de Capo Verde et a la peur de manquer de nourriture et d’eau…

Les premiers pas sur terre après neuf jours et demi furent donc à MINDELO capitale de CAPO VERDE. On y est arrivé vers 22h30 heure locale, accueillit par un super cap verdien avec un œil de sorcier nous montrant le ponton ou nous mettre et nous aidant a amarré le bateau. Bel accueil… Le contact avec une autre langue après un certain temps en mer avec deux français, fut fort agréable autant que déconnectant… Sinon à part une petite appréhension du mal de terre les premiers pas furent bon, à part peu être pour Philippe qui tomba à l’eau en sortant du bateau…

2) Les rencontres

Les rencontres au Cap Vert furent globalement bonnes mais très brèves. De celle du gardien de nuit qui nous a accueillit, aux chanteurs du « Nautic Club » Bar, resto musical, atypique aux senteurs et au couleurs vraiment local, qui se situait en face de la Marina, en passant par la rencontre des gens du marché local et les pécheurs et sans oublier René, un sacré petit gars de 62 ans, haut savoyard, qui faisait lui aussi du bateaux stop pour aller en Martinique puis à Cuba rejoindre son fiston. Il avait une certaine manière de voir la vie « super » et un sacré franc parlé bien à lui !!!

Tout cela ma laisser un gout de reviens-y car vraiment une ambiance formidable et traditionnelle et non touristique comme toutes les autres îles que j’ai pu voir ; peut être a cause de leur pauvreté matérielle mais pour ce qui est de leur richesses de cœur il n’y a rien à dire !!! Les paysages ne demande qu’a être croqué des yeux et foulé des pied... Enfin bref à bientôt

3) Le départ

Après un petit avitaillement d’eau, de produit frais, de gaz, le plein de la cuve d’eau, quelques petites réparations, nous étions près pour le départ. Chacun alla sur internet pour faire un rapide coucou aux proches ainsi que regarder les prévisions météorologiques… Nous étions donc arrivés la veille à 22h30 et nous nous décidâmes de repartir le lendemain avant midi pour donc passer une dernière soirée excellente et qui fut pour le coup bien arrosée au Nautic club car il n’y avait pas grand-chose d’ouvert en semaine et que le feeling passait bien avec les gens de là-bas…

Le réveil fut assez difficile, mêlé a une envie de resté quelques jours supplémentaires. Patrice part donc passer quelques derniers mails, j’allais le rejoindre quand Philippe me péta un plomb sur des choses insignifiantes en y mêlant Patrice sans pour autant lui dire en face et son envie de partir avant midi et ça alla jusqu'à me donner le choix de resté à Mindelo ; Je décida de ne pas prendre pour moi son propre désarroi bien que l’ambiance fut refroidi et de dépasser tous cela en m’exprimant justement…Le fait est qu’ils sont rentrés à 12h10 ce qui nous obliger a attendre 16h pour remplir la cuve de gasoil … Et nous voila repartis pour cette fois ci traverser dans un climat un peu tendu surtout que quelques heures après notre départ le vent c’est arrêter car nous étions déventé par le bout de l’île et là la pression monte car tout deux assez stressé quand il s’agit de faire une manœuvre, là il n’y avait pas de vent donc juste a mettre le moteur, mais cela leur a pris 4h, moi je me suis éloigné tout en les aidant pour amoindrir le conflit… Voila donc notre départ du Cap Vert, ce qui me permis de faire de longue méditations tout au long de la traversée…

LA TRAVERSEE

1) L’ambiance

L’ambiance donc de cette traversée a eu de multiples visages … Elle ma enseigné vraiment plusieurs point sur mon positionnement face a toutes sortes de situations que l’on peut rencontrer dans sa vie. Je suis passé par plusieurs état d’être, de celui de la personne détachée qui assume sa partie de responsabilité dans une relation en ayant les mots juste au moment juste, à celui d’une personne qui pendant ses rêves et même son imagination va être inspirée par du kung-fu et des films de combats qui ne sont pas ceux de la vie, tout en passant par une grande panoplie d’émotions et de sensations qui mon poussé a méditer et respirer. Sinon une grande partit de la traversée c’est passé dans le respect, l’apprentissage et la bonne humeur…

Je me permets de rajouter une extension que j’intitule « LA PAROLE JUSTE AU MOMENT JUSTE »

Et oui ce n’ai pas tout les jours rose sur un bateau a mille lieu de ses soit disant repères, et des fois on peu s’emballer car l’on croit qu’il n’y a aucun échappatoire comme sur terre d’ailleurs. J’ai donc pris la décision de ne pas me laisser aller à de sombres scénarios et d’adopter une communication non violente… Les mots justes apparurent aux moments justes, car l’ambiance peu folichonne entre Philippe et moi bien que supportable pouvait largement s’améliorer. Ça a pris son temps, celui qui fallait pour un lâcher prise nécessaire afin de ne pas l’accuser et surtout de voir ce qu’il reflétait au fond de moi qui m’agaçait au point de l’ignorer. Un soir alors que je prenais mon quart, une discussion ce lança sur la véracité de certaines infos sur des événements de l’histoire de l’homme (marcher sur la lune, les twins towers…). Cette discussion à laquelle je pris part, permis de d’approfondir certaines choses auxquelles Philippe se contentait de me mettre dans la case de ses amis « Babos » du sud de la France. Elle dura environ 2 heures, juste entre lui et moi, et de la une autre relation s’est instaurée entre nous, pour notre bien et celui d’une ambiance commune… De là je constate une fois de plus la capacité à se charger de chose toujours plus lourde par peur de blesser, s’engager ou d’envenimer les choses ce qui est stupide car quand on prend du temps pour soi afin de ne pas être a vif de la on peu prendre soin de transformer des reproches en proposition ouverte et respectueuses d’autrui…

2) Les activités à bord

Les activités ont été diverses et variées, bien que dans un cadre restreint … Elles allaient de celles collectives à celles personnelles. Pour celles collectives, il y avait donc les quarts, qui comprennent essentiellement la surveillance et barrer (la plupart du temps c’était le pilote automatique) puis ensuite il y les manœuvres… Je faisais mes quarts de 8h TU (time universel) à 12h, puis de 20h à 00h. Le fait est que selon les fuseaux horaires je n’ai pas eu de réel 8h ni de 20h, j’ai donc commencé aux Canaries à 10h au lieu de 8h et vers la Guadeloupe c’était 4h au lieu de 8h, ce qui me permis de voir tous les stades de la nuit ainsi que du jour. Lors des quarts je bouquinais à ma plus grande surprise 4 livres en 1 semaine et demi, je péchais ce qui nous permis de manger du poisson frais des Canaries au Cap vert (une quinzaine de dorade corifène), après les prises se sont fait rare car éloigner des côtes par contre il y en a une que j’ai du éviter car pensant que c’était un dauphin j’ai remonter ma ligne a toute vitesse tout en voyant le poisson suivre ma ligne et a 2 mètre du bateaux je distinguais un gros aileron et une couleur très sombre de 1,50m à 2m se qui pouvait être un espadon ou un requin, en tout cas je suis bien heureux de ma réaction car il était bien trop gros pour nous… Ensuite écouter de la musique fut de la partie pendant mes quarts ainsi que l’écriture qui allait a une allure folle, ce fut fort agréable… En dehors des quarts, je cuisinais à tour de rôle, je me toilettais à la poupe du bateau à l’aide d’un sceau et d’eau de mer à 24°c, de même pour la lessive ; la couture aussi faisait partie de mes activités. Le repos, la méditation, la contemplation et la respiration en symbiose avec l’océan fut mes activités principales, sinon je partageais des discutions avec Patrice et Philippe… Je reviens à la lecture car vraiment elle m’a grandit, je dévorais le contenu des livres d’une manière impressionnante ; moi qui lisait un livre en deux ans tous les trois ans, là le changement fut radical si bien que neuf jours avant d’arriver je n’avais plus de livres à lire alors j’ai écris, écris, écris, ainsi que sculpter, mais ce fut bref aussi car je n’avais qu’un opinel à sculpter… je révisait aussi mon espagnol à l’aide d’un guide de conversation, mais je trouve bien mieux l’apprentissage, quand on est totalement immergé dans la culture et la langue. La plus intense des expériences fut pour moi la baignade en haute mer à deux reprises. Ce fut un jour ou le vent soufflait peu, entre les Canaries et le Cap vert, nous faisions du trois nœuds environ (1 nœud correspond à 1,852 km /h de même pour 1 mille nautique qui fait 1,852 km) et mon envie de m’immerger totalement était forte, la couleur de l’eau, sa température, étaient irrésistibles et donc je m’y lance juste tenu a une corde de 6 mètres qui trainait derrière le bateau ; expérience magique ainsi qu’inoubliable, cette sensation de ne faire qu’UN fut aussi immense qu’instantanée car je cru voir quelque chose qui me suivait et d’un bond je me suis retrouvé dans le bateau , mais cette chose n’était que l’hydro générateur (hélice lestée que l’on met a l’eau, raccordée a une génératrice par une corde pour fournir l’électricité dans le bateau)… La deuxième fois, ce fut réellement au milieu de l’océan, avec peu de vent au départ mais le temps que je me prépare le vent forcit et je me suis retrouvé tracté entre 5 et 6 nœuds et la différence fut grande, tout aussi bon que la première fois, avec plus de lâcher prise et donc plus de temps à l’eau mais pour mon corps se fut intense car le poids étant multiplié par la résistance physique, j’ai eu par conséquent plus de mal à remonter et a sentir cette effet de fusion avec l’océan mais cela reste extra ce qui d’ailleurs a tenté Patrice qui était réfractaire la première fois et une autre fois sur une autre transat. Courbature à la clef pendant 3, 4 jours …

L’ARRIVEE

1) Les sensations

L’arrivée de nuit à 1 heure du matin (local), avec les sons des grillons antillais, et en même temps ce silence palpable, cette chaleur moite et ses odeurs de terre fut intense pour tous mes sens après 2900 milles nautiques en 27 jours de mer et 1 jour et demi d’escale au Cap vert… Un étrange mélange de sensations m’envahit de celle d’une fin de voyage, à celle d’un début d’un autre en passant par la compréhension et le dépassement, lent et progressif de quelque chose de lourd en moi, qui pourrait s’apparenter à mon positionnement face aux êtres humains alors que celui face aux élément, événements et situations s’aiguise et se parfait… Je n’ai s’en doute pas encore assez de recule pour formuler se que je ressens à la suite de cette traversée mais en tout cas ce fut réellement grandissant, bon, merveilleux, et je me sens léger et prêt a repartir vers de nouveaux horizons…

2) Les moments forts

Les moments forts ont été pour la plupart avec l’océan et toute sa diversité mais aussi cette expérience dans l’art de la relation m’a remplie d’une force que je cultive instant après instant de manière a pouvoir honorer toute sorte de relation humaine et certaine en particulier…

En espérant que vous soyez toujours réveillé je vous embise bien fort autan que je vous aime

2 commentaires:

  1. tu viens de me faire frissonner, j'ai le coeur "gros" te t'avoir lu et ...tu me donnes envie!!!! merci pour ce compte-rendu circonstancié et bellement écrit, c'est agréable de te lire et j'aime l'intelligence avec laquelle tu fais se correspondre et tes lectures et ton vécu et tes réflexions. ta parole est VIVANTE et vivante aussi la lecture de toi-mème et du monde. que de belles images tu dois avoir en tète et dans ton ame et ...ça ne fais que commencer!j'ai grand hate d'échanger de "vive voix" avec toi tidav, au diapason de ta force vitale tu vis ton chemin et bienheureux celui qui chemine tel que toi en quete de sa vérité...
    je te serre très très fort contre mon coeur et mon ventre. Enivre toi de toutes ces odeurs qui peuplent ta terre d'origine et en conscience accueille le solstice d'hiver de ce lundi, une naissance nouvelle nous est promise à nous que le printemps habite...!
    besitos mi hermano
    Clarita

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  2. Waaaaaaaoooooooooouuuuuuuhhhhhhhhhh madre mia!!!...J'ai la gorge serrée _entre rires et pleurs de transport exaltée_ par tant de beauté exprimée avec tellement de justesse, d'agilité native et de délicatesse liber-terre...Quand tu évoques ta dureté, de mon point de vue reculé, décalé, je perçois la majesté du lion qui relie son humilité, Grâce! à cette puissante et valeureuse immersion au coeur d'éléments a priori (seulement) si éloignés de sa jungle propice! Alors je m'immisce, car j'ai la sensation vibrante et délicieuse d'avoir vécu cette expérience gigantesque, grandissante et malicieuse à tes côtés (volupté de lectrice contemplative, je me régale de cette sensibilité complice subjective!), tant tes descriptions font sourdre les palpitations de ton âme au gré de cet appren-tissage (d)étonnant! Tu m'épates mon cher berger des Carpates!!...Ton courage n'a d'égal que ta sincérité!!...Une houle de 4 à 5 mètres n'est donc pas une tempête?! dites-vous?!!j'entends bien?!!! Et c'est étrange, car à la fois j'en suis sincèrement effrayée et ds le même instant charmée, comme appelée à découvrir ces sensations improbables que doit offrir à vivre el gran padre Oceano, l'inimitable!...A te lire, je découvre en moi un appel insoupçonné, celui d'un jour peut-être, quizas?!, partir vivre en ta compagnie l'aventure incomparable d'une traversée (à destination de Capo Verde, yé soui ben tentée!) au rythme des flots et de nos folies, folles ivresses de liesse et de magie, tantôt ballotés, tantôt bercés par cette chère grand-mer qui a su t'insufflé cette part de sagesse immuable que seule une irrévercible envie de voyage inté-rieur peut faire naître de manière irrévocable! Tes propos m'ont émue au plus haut point et je découvre ici un homme qui ne cesse de me surprendre, de me suspendre sur le fil de l'invisible, splendeur indicible, toujours plus loin et pourtant jamais lointain...Quand je t'imagine en train de plonger dans cette vaste étendue de liquide ma-éternel (ou en train de bondir qd tu sens l'inconnu se rapprocher, pour constater après coup que tes peurs n'étaient qu'imaginaires!!...Quelle belle image, quel jeu, quel soi aux cent visages, quels qu'ils soient angelito!)...Ta rêv'alité initiatik t'enseigne avec une telle véracité les ancestrales tactiques créatrices d'NRJ vitale que je ne puis que remercier l'Univers de me donner la joie d'être en perpétu'aile connexion trans'atlantide avec toi mon amour-heur-eux David!...Je sens ton être tout entier proprement illuminé par la phosphor-essence marine!! Ce monde envoûtant, avec ses habitants formidables, à travers tes regards sublimateurs m'apparaissent moins insondables, plus proches que je ne le croyais des secrets ravissements de mon coeur qui résonne sans limite avec tes envols évocateurs!! Mil précieux mercis pr cet ensorcelant bonheur partagé avec une ardeur participant du feu de ta candeur!! Bénis soit cet inestimable "plafond des poissons" qui en saint protecteur t'a guidé pour transmuter ta lutte martiale (kung-fu panda, je te reconnais bien là,ahahah!!!) en véritable paus-intu-itive!! JE T'AIME

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